L’Europe, proie des vampires du populisme






 

Leur Europe est une Europe à rebours de l’Histoire. Après les deux grands massacres du XXe siècle, les pères fondateurs n’avaient d’autre projet que de dépasser enfin les idéologies nationales qui justifièrent tant de charniers, jusqu’au génocide. Mais les néonationalismes d’aujourd’hui ressortent des sarcophages avec leur immense et sinistre cortège de morts-vivants.




 

Ces deux-là s’échangent de brûlants serments, se promettent « d’écrire l’Histoire ensemble » et font campagne bras dessus, bras dessous. Le 18 mai prochain, à Milan, « Marine » a rendez-vous avec « Matteo ». A l’occasion d’un meeting commun, la présidente du Rassemblement national et le « ligueur » italien, ministre verrouillé de l’Intérieur, vanteront les mérites de leur « nouvelle Europe » et se lanceront à la conquête des électeurs dans l’espoir de devenir, avec le renfort de leurs amis démagogues de tout poil, la troisième force du prochain Parlement de Bruxelles, talonnant les cacochymes conservateurs ou sociaux-démocrates.

Bienvenue sur le continent des cadors du populisme ! Frontières fermées, nationalisme exacerbé et démocratie encadrée… Les marchands de désillusion ont pris la main à Budapest, à Varsovie, à Vienne. Ils progressent en Espagne dans le souvenir du franquisme, en Allemagne où 92 députés xénophobes déstabilisent la grande coalition d’Angela Merkel et, bien sûr, en France dans l’arrière-boutique de la PME Le Pen & Co. La fièvre touche aussi bien les pays du sud de l’Europe, broyés par la crise économique, que les nations du Nord, prospères et en plein redémarrage économique, comme la Suède, le Danemark, les Pays-Bas ou l’Autriche.

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18.05.19

Istacec

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