L’explosive mise au ban des musulmans d’Inde




Mardi des émeutes ont éclaté à New Delhi, causant 34 morts et 330 blessés. La loi controversée sur la citoyenneté, discriminatoire à l’égard des Indiens musulmans, est à l’origine de ces affrontements. Cette politique portée par le premier ministre Modi doit être condamnée par l’UE.


Rarement le gouffre entre la cruelle réalité et l’hypocrisie de certains discours politiques a été plus béant que lors de la visite à grand spectacle de Donald Trump en Inde, lundi 24 et mardi 25 février. Au moment même où le président américain, devant 100 000 personnes réunies dans l’immense stade de cricket d’Ahmedabad, magnifiait « l’harmonie » censée régner entre les différentes religions du pays, des violences entre hindous et musulmans éclataient à New Delhi, la capitale.

Alors que M. Trump qualifiait son homologue indien, Narendra Modi, de « dirigeant exceptionnel », lui promettant de signer un jour « un accord commercial incroyable », la colère suscitée par la loi discriminatoire à l’encontre des musulmans, votée à l’initiative du premier ministre indien, dégénérait en affrontements intercommunautaires.

Adoptée en décembre 2019, la loi qui embrase l’Inde exclut les musulmans du processus de régularisation et d’acquisition de la nationalité ouvert aux réfugiés venus d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh. Elle menace ainsi de transformer en citoyens de seconde zone 200 millions de personnes, qui représentent 14,2 % de la population du pays.

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28.02.20

Istacec

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