Ligue du LOL : un cas d’école du pouvoir de nuisance des “boys clubs”






Certains membres d’un groupe Facebook se sont livrés à des actions de harcèlement en ligne, tandis que les autres laissaient faire : symptomatiques de la dynamique des cercles de garçons qui se construisent par la domination.






Plus d’un an après les mouvements #metoo et #balancetonporc, le milieu du journalisme français connaît sa première affaire de grande ampleur. Vendredi 8 février, un article du service de questions-réponses CheckNews du site de Libération révèle de nombreuses accusations et  preuves de harcèlement perpétré par la Ligue du LOL, un cercle de journalistes et de communicants membres de rédactions et de groupes publicitaires importants.

La Ligue du LOL (« laughing out loud ») est le nom d’un groupe Facebook secret (privé et introuvable pour les utilisateurs n’en faisant pas partie) créé en 2009 par le journaliste Vincent Glad, alors employé par le site de 20 Minutes et travaillant jusqu’ici pour Libération et Brain Magazine. Ce groupe, qui existait encore au moment des révélations de ce week-end, a compté au fil des ans une trentaine de membres, presque tous des hommes blancs et hétérosexuels âgés de 20 à 35 ans au moment des faits, travaillant dans le secteur du journalisme, de la communication ou de la publicité, pour certains avec des responsabilités hiérarchiques. Parmi eux, un journaliste de Télérama, Olivier Tesquet, embauché au service Médias en 2011.

Ce cercle, réuni par ce groupe en ligne, ne limitait pas son activité à des conversations privées sur Facebook puisqu’il était  actif et influent sur Twitter et organisait régulièrement des soirées à Paris. Plusieurs des membres de la Ligue ont été collègues de travail, d’autres amis, tandis que certains ne se sont jamais rencontrés.

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13.02.19

Istacec

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