L’intellectuel de gauche bouge-t-il encore?



Il n’y en a que pour lui depuis deux mois. Jamais on a autant pris son pouls, regretté son silence, ou au contraire déploré qu’il parle trop, qu’il parle mal, jouant les accélérateurs du pire dans un pays que beaucoup voient au bord de la décomposition politique. L’ »intellectuel français » canonique, dont Régis Debray prononçait déjà l’acte de décès il y a quinze ans dans « I.F. suite et fin » (Gallimard), bougerait donc encore.

En 2015, certains sont donc à peine en train de découvrir que la figure du « grant’intellectuel » a muté, sous l’effet conjugué de la droitisation continue des élites françaises, de l’effondrement du poids des médias écrits face aux arènes télévisées, mais aussi, faut-il le rappeler, de la longue campagne de discrédit, et même d’anéantissement, menée durant des années à l’encontre de la gauche radicale, à laquelle appartenaient très majoritairement les grands noms dont on prétend aujourd’hui regretter l’absence, de Sartre à Foucault, ou, plus tard, Bourdieu.

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Istacec

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