L’Iran, seule porte de sortie pour la diplomatie de Trump






L’Amérique a échoué face aux talibans en Afghanistan, elle n’a pas su s’imposer en Syrie, et son plan de paix israélo-palestinien n’a aucune chance d’aboutir. Reste l’Iran, où la ligne dure de Donald Trump peut l’aider à se faire réélire en 2020.




L’économie iranienne commence à s’effondrer sous le poids des sanctions américaines. Le « radicalisme » de Donald Trump nourrit un mécontentement populaire qui ne fait que grandir avec l’augmentation du coût de la vie. Mais avant qu’il ne parvienne, éventuellement, à son objectif – l’effondrement du régime sur lui-même -, le président américain, encouragé sur cette voie par son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, renforce l' »extrémisme » iranien, et en particulier l’influence du général Qasem Soleimani, le charismatique chef des brigades Al Qods, le corps d’élite des Gardiens de la révolution.

Toutes proportions gardées, cet encouragement aux « radicaux », direct cette fois-ci, on le retrouve dans le soutien sans faille apporté par l’administration Trump à la majorité au pouvoir en Israël qui vient de sortir victorieuse des dernières élections. Dans le « plan de paix » sur lequel travaille depuis des mois le gendre du président Trump, Jared Kushner, il ne serait même plus fait référence à la solution des deux Etats.

Le paradoxe est que ce durcissement de Washington à l’égard de l’Iran, tout comme ce soutien inconditionnel à Netanyahu, a lieu dans un contexte global de retrait des Etats-Unis, du Moyen-Orient sinon du monde.

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11.05.19

Istacec

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