L’Italie aux prises avec ses vieux démons fascistes


vieux démons

La controverse de Chioggia montre à quel point l’Italie a du mal à régler ses comptes avec son passé fasciste. Elle rappelle notamment le débat qui fait rage entre historiens et le public autour du projet d’un musée du fascisme.


Le dimanche 9 juillet 2017, le journal la Repubblica racontait comment, en Italie, l’apologie du fascisme était devenue une réalité quotidienne et banale. Le quotidien a ainsi révélé que, à Chioggia, sur l’une des plages prisées de la lagune vénitienne, l’établissement balnéaire de Punta Canna accueillait les touristes dans une ambiance néo-fascisante où des affiches à la gloire de l’ancien dictateur italien Benito Mussolini, côtoient des posters reproduisant le salut nazi et autres symboles fort à propos, telle cette image d’un enfant accompagnée de cette phrase : « Grand père Benito, je te prie de retourner en vie afin d’avoir une Italie honnête et propre. »

Toutes les demi-heures, un haut-parleur diffuse des messages du gérant des lieux, le sexagénaire Gianni Scarpa, un nostalgique assumé du fascisme :
« Les gens mal élevés me dégoûtent, les gens sales me dégoûtent, la démocratie me dégoûte. Je suis favorable au régime * [fasciste]* mais, ne pouvant pas l’appliquer hors de chez moi, je l’applique chez moi. »
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31.07.17

Istacec

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