Loi Climat, nouveau front communautaire













La courbe rentrante qui a conduit le MR à accepter de gouverner avec le N-VA en 2014 est suivie d’une courbe sortante depuis les élections d’octobre et le pacte de Marrakech. C’est le Rallye du Condroz. Être du bon côté de l’histoire, c’est être d’abord du bon côté de la frontière linguistique. C’est à dire celui où le MR se présente devant l’électeur. Celui où il doit nouer des coalitions. Tout faire pour éviter l’isolement dans sa propre communauté. Voilà la ligne libérale. Voilà pourquoi le front climatique est devenu un front communautaire. 










Bref, il n’y aura pas de majorité des deux tiers et pas de majorité au sein du groupe linguistique flamand. À l’inverse, tous les partis francophones, sauf le Parti Populaire, sont derrière la loi Climat. Cela veut dire que les manifestants pour le climat ne doivent plus manifester à Liège ou à Namur, ni même à Bruxelles…mais à Gand, à Anvers, à Hasselt. C’est bien côté flamand que le climat fait débat. Un débat qui envenime. La ministre du Climat au nord du pays, la CD&V Joke Schauvliege, vient d’accuser les manifestants d’être manipulés par des organisations qui veulent sa peau, elle a cité des sources à la Sûreté de l’État. Elle a menti et est sur le point de démissionner.

A ce stade de la campagne, Ecolo est parvenu à imposer son agenda bien aidé par le contexte. Ils ont été les premiers à annoncer qu’ils déposeraient la loi Climat proposée par les universitaires au parlement. Tous les autres partis francophones marchent quelque part dans les pas d’Ecolo et attendent que ça passe pour pouvoir enfin se différencier. Pour Ecolo, la mobilisation est évidemment très porteuse mais elle arrive assez tôt. La campagne est encore longue.

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6.02.19

Istacec

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