L’Union européenne sera-t-elle la grande gagnante du Brexit? (C’est bien possible)





Le Royaume-Uni en pleine crise constitutionnelle La Grande-Bretagne est en train de perdre la bataille idéologique et économique contre une Europe qui ne s’est jamais sentie aussi forte.



Le 21 février 1947. Pour certains spécialistes de l’histoire, cette date marque la fin de la grande puissance britannique. Dans un télégramme, Londres fait savoir à Washington que la Grande-Bretagne ne peut plus se permettre de défendre la Grèce contre l’influence soviétique –et qu’elle se retire également de Turquie, autre pays menacé par les communistes. «C’en est fini des Britanniques», déclare Dean Acheson, qui deviendra bientôt le secrétaire d’État du président américain Harry Truman. C’est ainsi que le flambeau passa de main en main: l’ancien rôle impérial de la Grande-Bretagne reviendrait désormais aux États-Unis, qui deviendraient le principal pouvoir occidental, force dominante et stabilisatrice.

Cette semaine, qui a vu Theresa May partir discrètement pour Bruxellesafin d’y demander plus de temps pour se tirer de l’inextricable sac de nœuds du Brexit, est sans doute un jalon tout aussi important dans l’histoire du déclin –relatif– de la Grande-Bretagne. En 1947, c’était les États-Unis qui lui avaient succédé sur le trône géopolitique; aujourd’hui, la grande gagnante est clairement l’Union européenne (UE). Pas l’institution en tant que telle –mais une certaine idée de l’Union européenne.

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26.03.19

Istacec

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