L’Union européenne toujours aussi vulnérable



 

 

Croissance faible, incertitudes politiques… Plus de dix ans après avoir subi la crise américaine des subprimes, l’UE n’est pas vraiment mieux préparée à affronter une nouvelle tempête économique.

 


Il y a presque douze ans, en février 2007, la crise des «subprimes» éclatait aux Etats-Unis. Dix-huit mois plus tard, elle entraînera l’Europe dans la plus grave crise financière, bancaire et économique depuis 1929, une crise dont elle mettra huit ans à sortir et dont les stigmates sont toujours présents. Sommes-nous à la veille d’un choc de même ampleur ? Sans doute pas. Mais une nouvelle fois, l’Europe, largement dépendante de la locomotive américaine, va souffrir : non seulement elle ne dispose pas de relais suffisants de croissance, mais ses faiblesses structurelles la rendent particulièrement vulnérable aux chocs externes.

«La crise américaine qui s’annonce ne sera pas de même nature qu’en 2007», souligne Philippe Waechter, économiste chez Ostrum Asset Management. Cette fois-ci, la crise ne sera pas financière et bancaire, mais avant tout économique : les Etats-Unis risquent d’être confrontés à une récession dans les douze à dix-huit mois qui viennent.

C’est du moins la conviction des marchés, comme le montre l’inversion en cours de la courbe des taux : dans peu de temps, il sera plus cher d’emprunter à deux ou cinq ans qu’à dix ans, alors que cela devrait être l’inverse. Ce qui indique que les investisseurs pensent qu’il y a un risque de tempête à court terme. Cette conviction doit essentiellement à la politique de Donald Trump. En particulier la guerre commerciale tous azimuts déclenchée par le président américain, mais aussi les tensions diplomatiques causées par son unilatéralisme agressif, commencent à produire des effets délétères sur le commerce mondial.

La suite icihttps://www.liberation.fr/planete/2018/12/26/l-union-europeenne-toujours-aussi-vulnerable_1699867

29.12.18

 

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.