L’Union mise face à ses contradictions par l’irréductible belge



Tant la Commission que les gouvernements nationaux savent désormais qu’ils ne pourront plus négocier des traités de libre-échange comme par le passé. La Wallonie a acté un changement d’ère que l’Union a longtemps voulu ignorer.


Le refus du Parlement wallon d’autoriser le gouvernement fédéral à signer le Ceta, l’accord de libre-échange conclu entre le Canada et l’Union européenne (lire Libération de mardi), a donné lieu à un procès à charge d’une rare violence mené par les défenseurs de ce traité, au premier rang desquels les institutions communautaires et les gouvernements.

Comment, a-t-on entendu, une région de Belgique pesant à peine 3,6 millions d’habitants, soit moins de 1 % de la population de l’UE, ose-t-elle et peut-elle poser son veto au Ceta, un accord commercial négocié par la Commission européenne au nom de toute l’Union ? C’est cela l’Europe, celle des veto promis par les États et ses multiples divisions subnationales ? L’UE sera-t-elle en mesure de décider quoi que ce soit si le Ceta n’est pas signé ? Qui voudra à l’avenir traiter avec elle ? Bref, la première puissance commerciale du monde serait passée tout près de l’effondrement et la tentation protectionniste qui fut l’une des causes de la Seconde Guerre mondiale. Et tout ça par la faute de la «minuscule» Wallonie. Rien de moins.

La suite ici : (19) L’Union mise face à ses contradictions par l’irréductible belge – Libération

29.10.16



Istacec

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