La Macédoine ou l’identité confisquée


Macédoine

On ne parle pas de ce qui travaille ces régions, et qui nous concerne au premier chef : la fragilité des stabilités acquises, notamment en Bosnie-Herzégovine ; la complexité des enjeux mémoriels, notamment en Croatie ; la brûlure des guerres et l’humiliation de la défaite, en Serbie ; les identités blessées, comme en Macédoine.


Longtemps colonisé par les Turcs, puis grignoté par la Grèce, cet ancien morceau de Yougoslavie tente de s’inventer une tradition, ancrée dans l’Antiquité de Philippe et d’Alexandre le Grand. Ce que ses voisins grecs veulent éviter à tout prix.

On a beaucoup parlé des Balkans dans les années 90 : l’éclatement de la Yougoslavie, entre des Serbes ultranationalistes, qui se réclamaient de la légitimité « yougoslave », et des Républiques fédérées comme la Croatie, la Slovénie, la Macédoine ou la Bosnie, qui réclamaient plus d’autonomie, voire l’indépendance, a abouti à une guerre atroce qui a marqué durablement les contemporains. De siège de Sarajevo en épurations ethniques, notre presse et nos écrans furent saturés de ce qui se passait à nos portes – avant la réplique kosovare à partir de 1999 et l’intervention de l’Otan. Depuis, les Balkans sont calmes : une à une, les ex-Républiques socialistes fédératives entrent, ou espèrent entrer, dans l’Union européenne en s’intégrant à des espaces économique et juridique qui sont, peu ou prou, nôtres.
La suite ici : La Macédoine ou l’identité confisquée – Libération

17.09.17

Ana

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.