Macron et les « gilets jaunes », le miroir de la désintermédiation


miroir

 

 

La « désintermédiation » est un sujet central depuis les années 1980, notamment à la faveur de la généralisation d’Internet. Les marchés financiers d’abord, puis le commerce, les médias et tous les secteurs d’activité ont subi, voulu, anticipé, voire provoqué cette désintermédiation. Internet devenant, du même coup, le sésame permettant une rencontre directe entre demande et offre.

 


Cette société devenue « uberisée » sait parfaitement se passer de relais, de médiateurs, d’intermédiaires. Le consommateur l’a bien compris, suivi très rapidement par le citoyen. La sphère du politique n’a, en effet, pas échappé à cette négation des intermédiaires.

En France, la porte a été grande ouverte par Emmanuel Macron et son mouvement sans parti qui porte ses propres initiales « EM ». Un groupe éphémère, comme un « pop-up party », comme une « capsule » politique et qui finira par le porter à l’Élysée.

Comme en miroir, nous voyons aujourd’hui des manifestants répondre à ce Président sans organisation. Ces manifestants se passent de centrales syndicales et mobilisent vite et fort. Les « gilets jaunes » sont sans organisation, quelque peu livrés à eux-mêmes. Emmanuel Macron néglige son propre parti et finit par être un peu livré à lui-même, lui aussi.

À la notion de désintermédiation, il faut rajouter celle d’empowerment qui lui est consubstantielle. Ce terme venu d’outre-Atlantique évoque la possibilité pour un groupe ou un acteur de se donner les moyens de renforcer sa capacité d’action ou d’émancipation.

La suite ici : Débat : Macron et les « gilets jaunes », le miroir de la désintermédiation

29.11.18

Istacec

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