Mawda, la dignité humaine






 

À l’heure d’un scrutin déterminant, il faut se rappeler combien la dignité humaine est bafouée, quotidiennement, ici comme ailleurs. Sans relâche, la société tout entière doit se mobiliser pour défendre les droits fondamentaux de chacun.



 

Voilà un an que la petite Mawda a été tuée par un policier, lors d’une course-poursuite absurde qui s’inscrivait dans la chasse aux migrants lancée et voulue par Theo Francken et Jan Jambon, encouragée et autorisée par Charles Michel – l’opération « Medusa » dont le but était clairement de « faire du chiffre » en interpellant un maximum de migrants tout en prétendant lutter contre « la traite des êtres humains ». Tout, dans cette affaire et dans la gestion politique de ce dossier, est indigne, côté gouvernement. Heureusement, des citoyens et des citoyennes ont pu, un tant soit peu, sinon sauver l’honneur de notre pays, du moins rendre un peu de dignité aux victimes.

Les droits humains sont un de ces ordres imaginaires inventés par des êtres humains. Autrement dit, des fictions que rien ne prouve, mais qui pourtant créent des mondes. Il n’y a qu’une façon de « prouver » le bien-fondé des droits humains : les appliquer et les défendre. Ils ne peuvent pas être seulement des mots, les cache-sexes d’une politique qui, dans les moindres de ses actes, les nieraient continuellement. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Camus ; invoquer les droits humains et la dignité tout en bafouant les uns et l’autre, c’est condamner le monde à l’inhumanité.

Quand nos responsables politiques parlent de « visites domiciliaires » pour masquer des perquisitions, ils nomment mal les choses. Quand les managers parlent de « réorganisation » au lieu de « licenciement collectif », ils ajoutent au malheur du monde. Quand un gouvernement déclare qu’une petite fille est morte pour avoir été utilisée comme enfant-bélier, alors qu’elle a été abattue par le tir d’un policier, quand il rejette leur faute sur des parents innocents, ils bafouent la dignité humaine.

La suite ici :https://plus.lesoir.be/224863/article/2019-05-18/mawda-la-dignite-humaine

20.05.19

Istacec

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