Les mensonges rapportent des voix à Marine Le Pen, le fact-checking ne lui en enlève pas


mensonges

Un candidat qui ne fonderait sa campagne électorale que sur la correction de l’adversaire, ou des médias qui se contenteraient de compter les mensonges (les points) sans débattre vraiment de la version du monde qu’ils reflètent feraient fausse route.


Selon une nouvelle étude menée sur la présidentielle française, les fausses informations relayées par Marine Le Pen sur l’immigration lui rapportent des électeurs.

Fake news contre fact-checking, qui l’emporte? Quand Marine Le Pen affirme faussement que 99% des réfugiés arrivant à nos frontières sont des hommes, qu’ils viennent tous en France pour profiter de notre système social sans travailler ou qu’ils auraient dû rester se battre dans leurs pays comme l’ont fait massivement les Français pendant la Seconde Guerre mondiale, quel impact ont ces «informations» sur l’électorat visé? Pour le savoir, quatre chercheurs, Oscar Barrera et Ekaterina Zhuravskaya de la Paris School of Economics et Sergei Guriev et Emeric Henry de Sciences Po Paris ont soumis en mars dernier, lors de la campagne présidentielle, environ 2.500 électeurs à des fausses informations sur les migrants venus de la mer Méditerranée. Leur objectif: examiner comment elles affectent les croyances et les intentions de vote des Français, même (voire surtout) quand elles sont corrigées.
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28.07.17

Ana

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