Comment mesurer le bien-être?


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Au fil des ans, de nombreux indicateurs alternatifs de la richesse ont vu le jour, mais ils sont tous restés au fond des tiroirs, comme si une malédiction l’imposait. Le plus célèbre d’entre eux est sans conteste le bonheur national brut, qui a été adopté en 1972 par le régime himalayen du Bhoutan, qui compile soixante-douze critères, dont la bonne gouvernance. Mais figure aussi au catalogue l’indice du bien-être durable, qui incorpore le coût des externalités négatives (les nuisances et dégâts générés par l’activité économique, y compris la perte de biodiversité).


Le fameux PIB, indicateur historique, est très incomplet et peu fiable pour prendre le pouls d’un pays. Le nouvel « indice de développement inclusif » (IDI) propose d’inclure bien d’autres facteurs, comme l’éducation, l’équité entre les générations et l’écologie.

Faute de disposer de ce nouveau modèle de croissance, la réflexion a avancé sur un autre terrain. La méthodologie d’un « indice de développement inclusif » (IDI) qui pourrait la mesurer différemment a été dévoilée au Forum économique de Davos. Ce nouvel indicateur prend en compte douze paramètres regroupés selon trois piliers: la croissance et développement, l’inclusion, et l’équité générationnelle, qui prend en compte le développement durable des ressources naturelles.

Dans le premier pilier –croissance et développement– figurent la productivité du travail, l’espérance de vie, le PIB par habitant et le taux d’emploi (et non du chômage). Au chapitre des paramètres mesurant l’inclusion sont rangés les indices Gini de la richesse et des revenus, le taux de pauvreté et le revenu médian des ménages. Enfin, le dernier pilier regroupe la dette publique en pourcentage du PIB, le taux de carbone, le ratio de dépendance et l’épargne nette ajustée. La Banque mondiale est à l’origine de cette dernière notion, qui mesure le taux d’épargne d’un pays après ajustement des dépenses d’éducation, de l’amortissement du capital, de l’épuisement des ressources naturelles, ainsi que des dégâts engendrés par le dioxyde de carbone et par les émissions de particules.


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11.02.18

Istacec

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