« Eviter l’effondrement : mettre la finance au service de la transition écologique »


effondrement

 

 

 

il doit s’agir d’une réforme authentique fondée sur un très petit nombre de principes faciles à énoncer et par conséquent à comprendre, mais dont de multiples implications retombent en cascade en termes de ce qui est autorisé ou au contraire interdit. Il faut viser l’économie des moyens : changer la plus grande part possible de nos comportements, sans mobiliser pour autant des moyens démesurés, comme lorsqu’on parle en termes militaires de « frappes chirurgicales ».

 


Le think tank I4CE (Institute for Climate Economics) chiffre à 6 000 milliards d’euros au niveau mondial les investissements annuels nécessaires ces quinze prochaines années pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré et financer la transition écologique. Mais nous sommes aujourd’hui très loin du compte. Et ces chiffres ne prennent pas en compte la deuxième exigence écologique majeure avec la réduction des gaz à effet de serre : la préservation de la biodiversité. Aucun chiffrage sérieux n’existe, mais le défi exige certainement des investissements tout aussi importants.

Une transition rapide vers les énergies renouvelables et une réduction drastique de la consommation par ménage sont nécessaires. Tout l’enjeu est de financer cette transition écologique. Les investissements publics sont une solution, mais conjointement, l’augmentation des investissements verts doit également venir du secteur privé. Or, pour cela, une « révolution copernicienne » de la finance doit être menée de toute urgence. Il est urgent que la finance joue enfin son rôle premier : tel un système sanguin, elle doit allouer au mieux les ressources existantes à l’économie réelle et non plus se contenter de se les attribuer à elle-même dans une perspective de kidnapping du profit.

Le think tank I4CE (Institute for Climate Economics) chiffre à 6 000 milliards d’euros au niveau mondial les investissements annuels nécessaires ces quinze prochaines années pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré et financer la transition écologique. Mais nous sommes aujourd’hui très loin du compte. Et ces chiffres ne prennent pas en compte la deuxième exigence écologique majeure avec la réduction des gaz à effet de serre : la préservation de la biodiversité. Aucun chiffrage sérieux n’existe, mais le défi exige certainement des investissements tout aussi importants.

Une transition rapide vers les énergies renouvelables et une réduction drastique de la consommation par ménage sont nécessaires. Tout l’enjeu est de financer cette transition écologique. Les investissements publics sont une solution, mais conjointement, l’augmentation des investissements verts doit également venir du secteur privé. Or, pour cela, une « révolution copernicienne » de la finance doit être menée de toute urgence. Il est urgent que la finance joue enfin son rôle premier : tel un système sanguin, elle doit allouer au mieux les ressources existantes à l’économie réelle et non plus se contenter de se les attribuer à elle-même dans une perspective de kidnapping du profit.

La suite ici  : « Eviter l’effondrement : mettre la finance au service de la transition écologique », par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin – Blog de Paul Jorion

29.12.18

Istacec

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