Midterms : Trump loin d’être K.-O., mais en danger


danger

 

 

Le tableau est plus contrasté que jamais : d’un côté une Amérique rurale conservatrice, de l’autre un pays de villes et de banlieues. Dans un camp, un électorat et des candidats largement blancs et mâles ; dans l’autre, une coalition bariolée et portant au pouvoir une impressionnante vague de candidates.

 

 


Il y a eu les petites surprises, les grosses déceptions et les occasions manquées, bien sûr. Mais l’essentiel est là : pour la première fois depuis deux ans, Donald Trump va trouver en face de lui une opposition parlementaire. Pour la première fois, il devra rendre des comptes au Congrès, soumettre ses actes aux lois les plus élémentaires et subir une rafale d’enquêtes. Comme le disait le prix Nobel et éditorialiste Paul Krugman à la veille des élections de mi-mandat, ce scrutin était la dernière sortie avant l’autoroute de l’autocratie. L’Amérique a mis son clignotant, pris la sortie et évité le pire

On imagine sans mal, mais avec effroi, ce qu’auraient été deux années de Trump de plus sans contre-pouvoir ; il est plus difficile de prévoir à quoi ressemblera le « duel dans la grand-rue » entre le président et les démocrates. Trump peut s’attendre à une multitude d’enquêtes parlementaires sur son enrichissement, ses conflits d’intérêts, la légalité de ses actes, (par exemple la séparation des familles d’immigrants à la frontière), la corruption de son administration par les lobbies… Sans oublier bien sûr, dans la foulée de l’enquête du procureur Mueller qui devrait rapidement se conclure, le possible lancement d’une procédure de destitution.

Cela fait beaucoup. Trop ? La gauche avance sur un champ de mines. Hier soir, les républicains rappelaient aux démocrates un peu trop joyeux le précédent de 1994, quand Newt Gingrich, après avoir mené les républicains à la victoire, avait cru pouvoir terrasser le malin Bill Clinton. Deux ans plus tard, Clinton avait été réélu haut la main. Les pièges sont multiples. Si l’économie flanche ou la Bourse craque, Trump mettra cela sur le compte des démocrates. Un impeachmentpour rien, puisqu’il n’y aura jamais 67 sénateurs votant la destitution ? Encore un coup des démocrates! Un climat de scandale permanent, des auditions non-stop du Congrès ? Les démocrates, les démocrates, vous dis-je !

La suite ici : Midterms : Trump loin d’être K.-O., mais en danger

8.11.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.