Migration: l’échec de l’Europe?


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Le vrai objectif de la N-VA : conserver le pouvoir en Belgique et, au niveau de l’Europe, contribuer au renforcement de la droite la plus dure, voire extrême, et à la mise en place d’une Europe du repli, nationaliste, régie uniquement par des projets économiques Il n’y a pas d’échec de la politique européenne pour la simple et bonne raison que cette politique n’a jamais pu être appliquée – ou plus précisément, qu’on n’a jamais pu corriger la règle de Dublin, source de tous les maux.

 


Dans son éditorial du Vif, Thierry Fiorilli décrit très justement le cancer provoqué par la N-VA. Si je souscris en tout point à son analyse, j’irai plus loin : ce n’est pas la seule Belgique dont nous allons bientôt prononcer le décès, mais toute la démocratie européenne. Suite de la série « Casa de los neo-narcos », le casse du siècle qui, après avoir endormi les populations, entend leur voler leur bien le plus précieux.

Theo Francken est passé à la vitesse supérieure dans ses attaques tous azimuts à l’encontre de celles et ceux qui tentent de s’opposer à la politique non seulement inhumaine, mais aussi totalement inefficace qu’il entend mettre en place concernant l’asile et les réfugié.e.s. Le processus est toujours le même, je l’ai dénoncé cent fois : il balance une énormité, on s’émeut, il dit qu’on ne l’a pas compris, « on » le cadre, il corrige. Et la N-VA est deux fois gagnante : quand l’énormité sort, auprès des supporters de plus en plus nombreux d’une politique aux relents xénophobes ; auprès des indécis quand, après avoir suscité un tollé, elle peut expliquer qu’on leur fait des procès d’intention.

Il faut avoir à l’esprit que le projet de la N-VA n’est pas de restaurer une quelconque sécurité. Les réfugié.e.s représentent à peine 0,3 % de notre population, et on rappelait justement que, malgré toutes les fanfaronnades et autres rodomontades de Francken, notre pays assume plus ou moins ses responsabilités. Le vrai objectif de la N-VA : conserver le pouvoir en Belgique et, au niveau de l’Europe, contribuer au renforcement de la droite la plus dure, voire extrême, et à la mise en place d’une Europe du repli, nationaliste, régie uniquement par des projets économiques. La crise des réfugié.e.s est, depuis des mois, instrumentalisée, à coups de mensonges, d’exagérations, de déclarations à l’emporte-pièce que les faits contredisent, de manipulations, de propagandes. Aucun « chaos » ne menace l’Europe si nous accueillons celles et ceux qui fuient des situations qui sont, elles, proprement, chaotiques, ou plutôt apocalyptiques, et qui sont la conséquence d’une politique mise en place par nos pays dans le seul but de préserver nos intérêts économiques et géostratégiques.

La suite ici :http://plus.lesoir.be/161474/article/2018-06-09/migration-lechec-de-leurope

11.06.18

 

 

Istacec

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