Migration : panique sur un navire européen à la dérive




Les dirigeants européens craignent tellement de voir la droite radicale et populiste souffler sur les braises du mécontentement populaire que le moindre mouvement migratoire sème la panique gouvernementale.


En dix-sept ans de domination, le régime du dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan a connu des semaines plus glorieuses. Dans son propre pays, son pouvoir autoritaire décline, tandis que sur le plan international, sa tactique visant à monter ses alliés de l’OTAN et les Russes les uns contre les autres, au bénéfice de la Turquie, semble se retourner contre lui.

Dans la tourmente, le président turc peut encore et toujours se targuer d’avoir un moyen de pression. En la personne des réfugiés. Afin d’apaiser les critiques internes et d’augmenter la pression sur l’UE, Erdogan annoncé la réouverture de la frontière avec la Grèce et la Bulgarie, soit avec l’Europe. Selon des estimations, 10.000 réfugiés/migrants se sont déjà rendus à la frontière grecque, et environ 1.000 ont d’ores et déjà réussi à la franchir.

Dans ce contexte de détresse, il convient de nuancer ces chiffres qui n’ont, à ce stade, pas de quoi déclencher la panique dans les travées gouvernementales des vingt-sept États membres. Et pourtant, la panique est le mot qui décrit au mieux l’attitude précipitée de l’Europe.

Les dirigeants européens craignent tellement de voir la droite radicale et populiste souffler sur les braises du mécontentement populaire que le moindre mouvement migratoire sème la panique gouvernementale. Pour le plus grand bonheur du président Erdogan, qui n’a qu’à ouvrir les vannes migratoires pour jouir d’un levier politique.

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5.03.20

Istacec

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