Mohammed ben Salmane, le despote de Riyad


despote

 

 

“Fort de son pétrole, de son fonds d’investissement et de ses commandes d’armement, MBS nargue [les pays occidentaux] sans risque – sauf de décevoir ceux qui espéraient encore que sa ‘Vision 2030’ réponde aux critères de nos démocraties. Il n’en est rien.

 


Lorsqu’en juin 2017 Mohammed ben Salmane (MBS) devient le prince héritier de l’Arabie Saoudite, tous les espoirs sont permis. Tout feu tout flamme, le jeune trentenaire veut faire passer son pays d’une culture tribale à la modernité. Celui qui a pour surnom “l’ours lâché dans la nature”* multiplie les signes encourageants aux yeux des jeunes, des classes moyennes de son pays, mais aussi des capitales occidentales qu’il sillonne pour vendre sa “Vision 2030”.

N’est-ce pas ce prince providentiel qui promet de renouer avec un islam modéré, de libéraliser l’économie, de lutter contre la corruption, d’autoriser les femmes à conduire ? À l’époque, un observateur critique scrute avec prudence les changements annoncés. Le journaliste Jamal Khashoggi préfère s’exiler en septembre 2017 aux États-Unis pour continuer à écrire librement sur le régime. Sa disparition et son assassinat présumé au début du mois d’octobre sont un démenti cinglant à la volonté de changement qu’était censé incarner MBS.

La suite ici : Édito. Mohammed ben Salmane, le despote de Riyad

11.10.18

Istacec

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