Moment de vérité pour le Brexit


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Tout se passe comme si, prenant conscience que le Brexit sera une rude épreuve, les Britanniques voulaient le beurre et l’argent du beurre : quitter l’Europe pour respecter le choix des électeurs, mais conserver les avantages que procure l’Union.

 

 


Pour une fois, Boris Johnson voit juste : le Brexit est au bord de l’« effondrement ». Le ministre des affaires étrangères britannique, flamboyant partisan de la sortie de son pays de l’Union européenne lors du référendum de juin 2016, vient de confier son inquiétude lors d’une réunion privée. Il a raison. Les négociations engagées avec Bruxelles depuis mars 2017 sont dans l’impasse, et ce blocage augure très mal de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, prévue en principe en mars 2019.

En quinze mois de négociations, la première ministre conservatrice, Theresa May, a surtout cherché à gagner du temps pour ne pas braquer les brexiters le plus acharnés, à commencer par le turbulent M. Johnson. Elle a d’abord prôné un « Brexit dur ». C’est-à-dire la rupture la plus franche, la sortie du marché intérieur, le rétablissement des frontières et le renoncement à la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. Elle a ensuite demandé une période de transition, d’ici à la fin 2020, pendant laquelle rien ne changerait vraiment, si ce n’est que Londres serait privé, à Bruxelles, de son commissaire, de ses droits de vote à la table des Etats et de ses élus au Parlement européen.

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10.06.18

Istacec

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