Monsieur Quatremer, voici pourquoi il fallait un lockdown contre le coronavirus



 


Récemment, Jean Quatremer a fort critiqué le lockdown des pays européens. Ses bonnes questions, en dépit d’un style parfois iconoclaste, méritent une réponse. Le lockdown constitue certes une mesure extraordinairement coûteuse sur le plan économique et humain. Néanmoins, le débat est complexe : maintien d’incertitudes graves sur le virus, combinaison de facteurs sanitaires, économiques, sociaux, et même psychologiques, nécessité de prendre des décisions rapides dans les pandémies. 

 


Le premier facteur est le virus lui-même. Hélas, le Covid-19 constitue un adversaire dangereux, rapide, tenace, et largement invisible. De plus, des caractéristiques essentielles restent inconnues : le nombre de ses variantes, le rôle des saisons, comme l’existence et les modalités d’une immunité. L’histoire retiendra néanmoins que ses dégâts ont été terriblement amplifiés par une succession de quatre fautes de gestion monumentales.

Première faute : les tromperies de la Chine, tant à l’égard de sa population que de ses partenaires extérieurs. Fourniture de fausses informations à l’OMS, intimidation des médecins locaux (des héros, dont certains sont morts et d’autres disparus), refus des visites d’experts étrangers, destruction de documents, absence de freinage des sorties du Hubei, intimidation des organes de l’OMS… Cette désinformation systématique a de plus permis à la Chine d’effectuer des achats énormes de masques (2 milliards…) et de matériel de protection sur le marché mondial, ce qui l’a déstabilisé et nui à tous.

Deuxième faute : la lenteur de l’OMS, sous la pression chinoise. Le secrétaire général Tedros doit sa nomination à la Chine (et attend sa renomination). Il ne souligne pas la non coopération de la Chine, néglige les informations de Taïwan, corrige même les diagnostics justes de certains experts, et discrimine entre les réponses nationales. Il amplifie ainsi l’impact des mensonges chinois et nuit aux intérêts de sa propre institution.

Il n’en reste pas moins que l’OMS a proclamé une urgence mondiale le 30 janvier. Le centre européen des épidémies a souligné l’existence de risques graves. Dès ce moment, n’importe qui pouvait dès lors connaître l’existence d’une forte menace. Cela met en évidence les fautes propres des Etats occidentaux. D’une part, ils ne s’étaient pas du tout préparés à une pandémie. D’autre part, pendant cinq semaines cruciales, ils ont fait preuve d’une incroyable inertie, surtout après la catastrophe italienne. Sur ces deux points, il existe des différences majeures avec des Etats asiatiques (Taiwan, Corée, Hong Kong, Vietnam).

La suite ici : Monsieur Quatremer, voici pourquoi il fallait un lockdown contre le coronavirus

20.05.20

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.