Moraliser le capitalisme: laisse béton?


laisse béton

Le libéralisme reposerait donc sur une anthropologie désabusée qui s’appuie sur l’idée de « nécessité » ou plus exactement sur une gestion purement technique de la « nécessité ». Le problème central du libéralisme est donc de neutraliser l’action des différentes morales et philosophies dans lesquelles les individus avaient pourtant puisé jusque-là leurs différentes raisons de vivre.


Dans quelle mesure une entreprise peut-elle décemment participer à la mise en œuvre d’un projet politique pour le moins hérétique ? C’est la question que pose l’entretien récemment accordé à l’AFP par Éric Olsen, PDG de LafargeHolcim. Interrogé sur la possible participation de son entreprise à l’appel d’offre lancé pour la construction du mur souhaité par Donald Trump entre les États-Unis et le Mexique, celui-ci a répondu d’une façon on ne peut plus claire en déclarant : « Nous sommes prêts à fournir nos matériaux de construction pour tous types de projets d’infrastructures aux États-Unis […] Nous sommes le premier cimentier aux États-Unis […] Nous sommes ici pour soutenir la construction et le développement du pays. »

Comme quoi un vendeur de ciment, ça Trump énormément par les temps qui courent. Si de tels propos pouvaient aisément faire passer Bernard Tapie pour un playmobil et Nabila pour une grande philosophe kantienne, que penser fondamentalement d’une telle assertion ?
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3.04.17

Istacec

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