Mort de George Floyd : face aux émeutes, Trump tente le coup du complot démocrate




Face aux émeutes déclenchées après la mort de l’Afro-Américain George Floyd ce 25 mai, le président des Etats-Unis a promis de « stopper la violence collective » et dénoncé les agissements de « gauchistes radicaux ». Affaibli par la crise sanitaire, Donald Trump tente de se présenter comme la victime d’une sorte de complot démocrate.


Le coronavirus et maintenant des émeutes raciales, en passe de s’élargir à plusieurs couches de la population… Commencé dans les cris, ceux de ses opposants refusant de reconnaître la légitimité de son élection, le mandat de Donald Trump risque de s’achever dans le désordre permanent et le chaos économique. Dans les deux cas, affirment ses détracteurs, la faute en revient à une méthode de gouvernance erratique et ambigüe, jamais à la hauteur de l’événement.

Le président a pourtant assez vite et assez nettement condamné l’intervention policière ayant abouti au décès de l’Afro-Américain George Floyd, 46 ans, présentant ainsi ses condoléances et celle de la nation à la famille du défunt. « Je n’ai pas aimé ce que j’ai vu. (Il) souffrait et ne pouvait pas respirer, n’importe qui ayant observé la scène a pu s’en rendre compte (…) C’est terrible et cela n’aurait jamais dû advenir. » Alors que l’enquête sur le drame relève de la police de Minneapolis, la Maison Blanche a fait savoir qu’elle dépêchait sur place des agents fédéraux afin de renforcer celle conduite par les représentants locaux du FBI. Mais, comme souvent avec Donald Trump, le cours des choses a ensuite dérapé.

Face aux pillages nocturnes survenus à l’issue de plusieurs manifestations, le milliardaire a durci le ton, suggérant dans un tweet la possibilité d’ouvrir le feu sur les « voyous » de Minneapolis : « Lorsque les pillages commencent, les tirs aussi. » Tweet que le réseau social a accompagné d’un avis soulignant qu’il « violait ses règles contre l’apologie de la violence », déclenchant ainsi la fureur de son auteur. Plutôt que de jouer l’apaisement, Donald Trump s’en est pris alors aux médias, coupables de souffler sur les braises, comme aux gouverneurs démocrates des Etats touchés à leur tour par une vague de protestations, quelquefois violentes, les accusant à demi-mots d’y trouver un intérêt partisan.

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2.06.20

Istacec

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