Le mythe de la VIe République



On constate que le vrai défi pour le Parlement n’est pas tant d’accroître ses pouvoirs que de s’assurer qu’il utilise pleinement les prérogatives dont il dispose, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.


Depuis une vingtaine d’années, le projet de passage à une VIe République est le slogan favori d’hommes politiques en mal d’idées. Certes, ce concept est en général remarquablement flou et ne débouche pas sur beaucoup de propositions concrètes. Néanmoins, la persistance du débat sur la nécessité d’un changement profond de nos institutions a un effet pervers sur le fonctionnement de la démocratie.

Il convient tout d’abord de rappeler le côté franco-français de cette démarche. La France est le seul pays européen où les politiques en difficulté cherchent une forme d’évasion en affirmant qu’un changement de constitution réglerait les problèmes du pays. Cette tradition nationale a certes été nourrie par les multiples bouleversements qui ont marqué le XIXe siècle et une grande partie du XXe. Toutefois, des pays voisins comme l’Allemagne ou l’Italie, qui n’ont pas été épargnés par les secousses des cent dernières années, n’ont jamais envisagé depuis 1945 un changement radical d’un mode de fonctionnement respectueux de la démocratie et accepté par la très grande majorité de la population.
La suite ici : Le mythe de la VIe République – Telos

21.04.17

Ana

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