N-VA : la Flandre et le pouvoir d’abord


Flandre

 

 

 

Pour se maintenir au pouvoir en Flandre, on l’avait déjà observé après les communales à Anvers, la N-VA est beaucoup plus opportuniste, réaliste qu’elle ne le prétend. Toutes les exclusives, les matamoresques: « Jamais avec les socialistes », les exigences de confédéralisme ne valent que jusqu’au 26 mai. Le lendemain, la N-VA pourra y renoncer pour le pouvoir.

 


La N-VA est candidate au poste de Premier ministre. C’est un changement historique pour le parti flamand. Il faut mesurer ce que cette stratégie nouvelle implique de renoncements.

Premier renoncement : Jan Jambon avait déclaré, il y a encore quelques mois, qu’un Premier ministre N-VA était une illusion. Il est aujourd’hui candidat Premier ministre. Comme quoi, la N-VA est prête à se dédire, à abandonner ses exclusives pour le pouvoir. C’est l’élément le plus spectaculaire. C’est même historique pour le nationalisme flamand. Que l’héritier de la Volksunie, l’aile politique du mouvement flamand, propose désormais clairement un candidat Premier ministre du royaume de Belgique, c’est une rupture.

Deuxième renoncement : Bart De Wever avait promis de se sacrifier pour Anvers, le voilà candidat ministre-président flamand. Het Laatste Nieuws a le bon mot du jour:  « Anvers a élu un bourgmestre transmigrant », il n’a fait que passer. On voit bien que Bart De Wever affaiblit la crédibilité de sa parole politique. Du coup, il va tout faire pour ne pas laisser s’installer ce discours en répétant partout qu’il se sacrifie pour l’intérêt de la Flandre.

Autre conséquence de tout ça, il va devoir abandonner la présidence du parti s’il est élu. L’échiquier est donc bouleversé en Flandre.

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16.01.19

Istacec

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