Nationalistes : Quitter l’Europe ou s’en emparer ?






L’interminable feuilleton du Brexit est en train de changer la donne européenne. En France, par exemple, personne – sauf les souverainistes Florian Philippot et François Asselineau – ne prône plus le Frexit. Il en va de même chez nos voisins. L’ensemble des forces nationalistes ont changé de stratégie : elles n’entendent plus quitter l’Union européenne (UE), mais s’en emparer.




Nous n’en sommes évidemment pas là : à l’issue des élections qui se tiendront entre le 23 et le 26 mai prochain, il est fort peu vraisemblable que les nationalistes disposent d’une majorité au Parlement européen. En revanche, rien ne permet d’écarter une poussée telle qu’elle contraigne le Parti populaire européen (PPE) à négocier avec eux. Or le Parlement a vu ses prérogatives grandir : il élit notamment le président de la Commission européenne et se prononce sur la liste des commissaires soumise ensuite au Conseil européen.

Ce danger n’a rien d’un fantasme : les nationalistes gouvernent déjà seuls deux États (Hongrie et Pologne) et participent à la coalition au pouvoir dans dix autres (Autriche, Bulgarie, Estonie, Finlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, République tchèque et – hors UE – la Norvège). Au total, ces forces frôlent ou dépassent 10 % dans dix-sept États du continent, 20 % dans huit et 30 % dans quatre.

Parviendront-elles à s’unir ? Rien là d’évident, car elles sont diverses.

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3.05.19

Istacec

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