Négociations fédérales: «Des solutions pour sortir de l’impasse? En voilà cinq»




Cinquante jours déjà. C’est tout ce temps qu’ont pris – avant d’être déchargés de leur mission d’informateurs ce vendredi soir – Joachim Coens et Georges Louis Bouchez pour mettre un gouvernement sur pied, après les tentatives de Johan Vande Lanotte et Didier Reynders, Geert Bourgeois et Rudy Demotte, et Paul Magnette. Cela ne veut pas réussir. Les deux plus grands partis du pays ne sont pas seulement très différents idéologiquement, ils sont aussi l’otage de leurs extrêmes.


La N-VA ne peut pas beaucoup bouger vers le centre en raison du succès du Vlaams Belang, et la même chose se vérifie pour le PS, coincé sur sa gauche par le PTB. Les deux joueurs principaux sont la proie de forces qui les éloignent du centre, alors que la formation d’un gouvernement est un processus qui recherche le centre. En plus, les informateurs jouent l’un contre l’autre : le CD&V de Coens préférerait faire affaire avec la N-VA ; le MR de Bouchez ferait de préférence sans. Si même les informateurs n’arrivent pas à s’entendre…

Mais nous ne sommes pas obligés de tourner en rond pour l’éternité. La manière de s’en sortir n’est pas gravée dans la pierre mais inspirée de l’habitude. La Constitution ne dit rien de la formation d’un gouvernement. L’article 96 dit simplement : « Le Roi nomme et révoque ses ministres. » Le Parlement est réélu, le gouvernement est nommé, ce sont les règles. A l’intérieur de ces règles, il y a de l’espace pour faire évoluer le processus en fonction des circonstances du moment.

Comment faire autrement ? Je suggère cinq manières pour ouvrir les fenêtres et amener de l’oxygène à l’intérieur de cette pièce.

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3.02.20

Istacec

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