Nelson Mandela pourrait-il exister aujourd’hui?




Tout semble l’opposer aux leaders néo-autoritaires qui ont le vent en poupe. À tel point qu’on peut se demander si le prisonnier le plus célèbre, libéré il y a trente ans, aurait été audible de nos jours.


Il fut le héros de la scène politique des années 1990 comme Poutine, Trump, Erdoğan ou Orbán le sont aujourd’hui, aux yeux de leurs nombreux soutiens. Mais là où Mandela avait fait de la démocratie libérale son étendard, ses successeurs se regroupent sous la bannière des démocratures ou des autocraties illibérales.

Mépris de l’adversaire, menace et chantage, mensonges et réécriture de l’histoire, violation du droit, exaltation de la grandeur nationale, ignorance voire dénonciation des positions adverses, recours à la violence pure si nécessaire. Tels sont le style et les méthodes des héros d’aujourd’hui pour imposer leurs idées et leurs politiques.

On retrouve ces caractéristiques plus ou moins nettement marquées chez tous ces néo-autoritaires qui font la une de l’actualité. Le «plan de paix» de Donald Trump en est l’illustration la plus récente. Voilà un homme, le président américain, qui propose aux Palestiniens sa vision propre, soutenu par une partie des Israéliens, et tente de l’imposer, en promettant des millions de dollars à un peuple qui revendique le droit à disposer de lui-même sans vivre sous la domination de son adversaire (en somme, en échangeant le renoncement du peuple palestinien à la liberté contre de l’argent).

Ce style nouveau n’est-il pas l’expression d’une autre façon de faire de la politique qui se manifeste çà et là, et qui traduit aussi la montée de l’extrême droite ou la poussée de l’affirmation des identités nationales et du communautarisme?

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13.02.20

Istacec

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