Nétanyahou et Bolsonaro, une alliance à l’épreuve des flammes





« Nous n’avons pas de meilleur ami au monde que la communauté évangélique et la communauté évangélique n’a pas de meilleur ami au monde qu’Israël ».






Nétanyahou avait déjà été l’un des rares dirigeants étrangers à assister, le 1er janvier dernier, à l’investiture à Brasilia du président Bolsonaro. Il y avait retrouvé Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, allié de longue date de Nétanyahou contre les supposés « diktats » de l’Union européenne, ainsi que contre le philanthrope américain George Soros. Le président Trump, pourtant très attendu par Bolsonaro, qui se présente comme son meilleur disciple sur le continent américain, avait choisi de se faire représenter par son secrétaire d’Etat Mike Pompeo. Nétanyahou était demeuré cinq longs jours au Brésil pour cette première visite officielle d’un chef de gouvernement israélien dans le pays. La famille Bolsonaro, dont les fils s’affichent volontiers avec des T-shirts du Mossad et de l’armée israélienne, lui avait organisé, à Rio comme à Brasilia, une véritable tournée de « pop star ».

Nétanyahou avait alors tenu à rencontrer au Brésil des personnalités du puissant courant évangélique, socle de la victoire de Bolsonaro: « Nous n’avons pas de meilleur ami au monde que la communauté évangélique et la communauté évangélique n’a pas de meilleur ami au monde qu’Israël ».  Cette profession de foi couronnait le basculement stratégique de Nétanyahou, préférant miser, aux Etats-Unis, au Brésil et au-delà, sur la vague fondamentaliste de l’évangélisme plutôt que sur une diaspora juive à la fois trop critique et trop divisée à ses yeux. Le Premier ministre israélien avait, dans cet esprit, balayé les inquiétudes de ses coreligionnaires brésiliens face à la poussée historique de l’extrême-droite.

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2.09.19

Istacec

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