Nétanyahou et l’extrême droite au point de non-retour





Pacte faustien, rouerie de trop, ligne rouge.  De Jérusalem à  Washington, l’indignation s’est propagée telle une onde. En cause, l’accord scellé jeudi dernier par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou avec l’extrême droite israélienne la plus infréquentable. Celle des disciples de Meir Kahane, ce rabbin de Brooklyn fondateur de la Ligue de défense juive puis du parti suprémaciste Kach en Israël avant son assassinat en 1990.



Bien que considérés comme membres d’une organisation terroriste en Israël, en Europe et aux Etats-Unis, les «kahanistes» perpétuent sous de transparentes coquilles politiques leur héritage toxique. «Une théologie apocalyptique et raciste qui sanctifie la haine et la vengeance», dixit un repenti. Leurs lubies ? Expulsion des Palestiniens, interdiction des relations sexuelles avec des non-juifs, destruction de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, etc.

Politiquement, la manœuvre de «Bibi» est évidente. En quête d’un cinquième mandat synonyme de longévité record, le chef de file du Likoud a cherché, à l’approche des législatives anticipées d’avril, à prendre les devants face à la menace d’un front centriste constitué d’une triplette de généraux et d’une star de la télé à l’ego remisé. Il lui fallait donc s’assurer que son «bloc» (le Likoud et ses satellites ultranationalistes ainsi que les partis religieux) tienne. Voyant que les pro-colons du Foyer juif risquaient de ne pas passer le seuil de représentativité à la Knesset (3,25 % des votes), Nétanyahou a décidé de jouer au sulfureux «shadchan»(l’entremetteur, en hébreu).

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3.03.19

Istacec

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