Nétanyahou, un cynique en campagne




Jusqu’où Benyamin Netanyahou ira-t-il ? Qu’est-il prêt à  faire pour se maintenir au pouvoir et obtenir un cinquième mandat ? D’une longévité rare pour une démocratie, le premier ministre israélien, sous la menace d’une inculpation, est engagé dans une fuite en avant pour tenter d’obtenir un cinquième mandat.



La question est au centre de la campagne pour les élections législatives du 9 avril, qui vient de s’ouvrir en Israël dans une ambiance électrique. En matière de longévité dans les démocraties occidentales, il n’y a qu’Angela Merkel pour rivaliser avec « Bibi », comme l’on surnomme le premier ministre en Israël. Mais, contrairement à la chancelière allemande, qui a su se mettre à l’abri des scandales, M. Nétanyahou, 69 ans, est engagé dans une fuite en avant. Sous la menace d’une procédure d’inculpation annoncée comme imminente, le vétéran du Likoud n’a plus ni principes ni retenue. Son ami Donald Trump est une inspiration.

La dérive identitaire et populiste de la droite israélienne n’est pas nouvelle. Le jour même des dernières élections législatives, en mars 2015, M. Nétanyahou avait diffusé une vidéo appelant ses électeurs à la mobilisation en raison d’un danger : les Arabes israéliens allaient voter massivement, transportés, affirmait-il, dans des bus fournis par les ONG de gauche. Depuis, en quatre ans, la majorité la plus à droite de l’histoire d’Israël a lancé une offensive sans précédent contre ceux qu’elle désigne comme des ennemis de l’intérieur, au risque d’ébranler les contre-pouvoirs et la démocratie du pays.

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24.02.19

Istacec

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