Noir – vert – rouge


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Les élections communales ont bouleversé le paysage politique : retour du Belang, fortes progressions d’Ecolo et du PTB… Ce vote à deux vitesses sanctionne les partis traditionnels. Le MR, renié par le PS, en paye le prix. Si cela se confirme en 2019, l’avenir du pays se complique.

 

 


Les électeurs ont esquissé un bouleversement politique majeur ce dimanche, singulièrement du côté francophone du pays. Ils ont lancé à la fois un appel à la responsabilité pour les générations futures (Ecolo) et un cri d’alarme sur le plan social (PTB). Leur vote est – aussi – un rejet sans concessions de la politique menée au fédéral et le souhait d’une meilleure gouvernance, sur fond de scandales.

Il s’agit d’une protestation mûrement réfléchie et raisonnée : les partis traditionnels perdent tous du terrain, même si le PS sauve davantage les meubles en formant des majorités progressistes partout où c’est possible. Résultat : c’est le MR qui apparaît comme le grand perdant de ces élections communales. Il ne profite pas d’une ligne sécuritaire et dure sur la crise des migrants. En Wallonie et à Bruxelles, le PP et les autres petites formations d’extrême droite n’en profitent pas, eux non plus. C’est en Flandre que cette actualité-là se manifeste, à la marge, avec le retour du Vlaams Belang qui grignote sur les autres formations du centre et de la droite.

Un autre résultat est probable à terme, si ces résultats se confirment lors des élections législatives et régionales du 26 mai 2019 : le pays promet d’être encore plus difficile à gouverner

Ecolo est « le » grand vainqueur des élections, comme l’a justement décrit sa coprésidente Zakia Khattabi. Contrairement à Défi qui ne perce pas comme attendu en Wallonie et stagne à Bruxelles. Les verts progressent parfois de plus de 10% à Bruxelles, montent aussi en Wallonie et se posent en faiseurs de rois – voire en rois, tout court. C’est le reflet d’un air du temps, d’une époque où le réchauffement climatique est devenu une réalité palpable dans les bulletins météo et où les cris d’alarme (du Giec, encore, récemment) sont pressants. Mais Ecolo profite aussi de son positionnement en matière de gouvernance (il a joué au plus radical, lors des scandales), voire de ses positions en faveur de l’accueil des migrants

La suite ici  :Noir- vert – rouge

16.10.18

Istacec

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