Non au filtrage obligatoire des contenus au nom du droit d’auteur


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Des acteurs comme YouTube ou Facebook ont en réalité déjà déployé des systèmes de filtrage automatisé et ils sont même en pointe sur le sujet. Ils sont donc tout à fait prêts à anticiper cette directive, qui ne les contrera pas mais au contraire renforcera leur position dominante. Le filtrage automatique créera un nouveau “coût d’entrée” sur le marché que seuls les plus gros pourront se payer.


Un vote crucial sur la proposition de directive européenne sur le droit d’auteur doit avoir lieu les 23 et 24 avril au Parlement européen. Il s’agira notamment pour la commission des affaires juridiques (JURI) de décider du sort de l’article 13 du texte qui vise à généraliser le filtrage automatique des plateformes. L’eurodéputée Julia Reda (Verts/EFA) a plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme sur les dangers d’une telle proposition. Mais malgré une forte opposition du monde associatif, les différentes moutures du texte comportent toujours ce point particulièrement préoccupant.

Certains ajouts paraissent même invraisemblables comme l’idée de filtrer les contenus non seulement a posteriori, mais aussi a priori pour vérifier automatiquement le respect des règles du droit d’auteur, ce qui ne peut se faire sans déployer des moyens de contrôle et de surveillance des internautes.


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2.04.18

Ana

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