« Non, nous les migrants nous ne sommes pas là pour prendre votre argent »


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Les réfugiés, en réalité, trouvent en Europe une situation professionnelle qui n’est pas meilleure. Aucun n’est assez naïf pour croire qu’il va faire fortune. Mon frère est ingénieur, ma sœur a étudié la biologie. Mais moi, vraisemblablement, je ne ferai jamais d’études, et je ne garderai la tête hors de l’eau que grâce à des petits boulots. 

 


Amed Sherwan a fui d’Irak vers l’Allemagne à l’âge de 15 ans. Dans son pays, il a été interné et torturé parce qu’il ne croyait pas en Dieu. Avec l’aide de sa famille, de médias locaux et de militants des Droits de l’Homme, il a pu s’échapper et partir en Allemagne.

Dans ce blog, il explique à quoi ressemblent les réalités du travail en Allemagne pour beaucoup des réfugiés, et pourquoi elles font souvent l’objet de malentendus.

Ma fuite a coûté 16.800 dollars en tout à mes parents [près de 14.700 euros, N.D.T.]. Pour les rassembler, mon père a dû vendre sa voiture et emprunter de l’argent. Il n’a fait ça que pour que je sois en sécurité, et n’a jamais espéré que je fasse venir ma famille en Allemagne.

La plupart des réfugiés que je connais ont dépensé énormément d’argent pour fuir. Beaucoup ont vendu tout ce qu’ils possédaient, parce que les passeurs prennent des sommes ahurissantes pour le voyage vers l’Europe. Personne ne dépense autant d’argent ni ne renonce à toute sa vie antérieure simplement sur un coup de tête. D’un point de vue européen, l’Europe semble être l’endroit de rêve pour tous.

Mais en réalité, la situation professionnelle n’y est pas meilleure pour la plupart des réfugiés, bien au contraire, et beaucoup le savent désormais. Mais qu’est-ce qu’on peut y faire, puisque pour beaucoup, venir ici est la seule issue.

La suite ici  : « Non, nous les migrants nous ne sommes pas là pour prendre votre argent »

8.01.19

Istacec

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