Notre horizon, les élections



 

 


Certains partis sont demandeurs d’élections, d’autre non. L’important n’est pas dans la décision éventuelle des partis, pas encore. L’important c’est de comprendre la nécessité de rendre les clefs aux citoyens après ce que nous venons de vivre. De comprendre l’utilité sociale de débattre ensemble du monde que nous voulons.

 

 


La question se pose chaque jour un peu plus. Encore ces derniers jours dans le soir, la position du philosophe Vincent De Coorebyter, qui dit que “repasser par la case élection est un impératif démocratique”. Il explique que demander aux gens de revoter alors que rien n’a changé peut paraître absurde, c’est dire au peuple vous vous êtes trompé. Mais ici, beaucoup de choses ont changé. Or la formation d’un gouvernement va se faire au nom d’équilibres anciens, dépassés. Vincent de Coorebyter conclut : « Le piège ce serait de ne pas aller revoter ».

Il a raison. Le risque de la formation qui s’ouvre c’est de se retrouver héritière de rapports de force et de blocages issus d’un monde ancien. Le risque c’est de se retrouver avec un nouveau gouvernement totalement déconnecté de la réalité politique. Un gouvernement illégitime au regard de la volonté du peuple.

Est-ce qu’il n’y a pas un risque que l’élection ne puisse se tenir à cause de la pandémie. Oui. Mais on peut toujours l’annuler si l’épidémie est hors de contrôle. Et puis, si on peut faire la file deux heures pour aller chercher un meuble en kit, on peut aussi faire la file pour décider de l’avenir de son pays.

Quid du contexte de crise ? Cela risque d’être très tendu cet automne, avec une crise économique et sociale qui s’annonce. Mais si on considère que le peuple ne peut pas parler quand la situation est grave, c’est qu’on le considère comme incapable.

La suite ici  :Notre horizon, les élections

15.05.20

Istacec

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