«Nous avons atteint le stade suprême du consumérisme»








Quels sont nos besoins réels ? Qu’est-ce qui est de l’ordre du superflu ou de l’«artificiel» ? Dans son essai, le sociologue Razmig Keucheyan interroge l’acte d’achat face à l’épuisement des ressources naturelles. Il propose de repenser une politique des besoins associant producteurs et consommateurs.



Reverrons-nous un jour le ciel étoilé ? Sauf à habiter à la campagne, non. Les ciels urbains sont désespérément vides. Ou plutôt recouverts d’une lumière artificielle. Phénomène déprimant et dangereux pour la santé car il altère notre organisme. L’affaire est si grave que des militants revendiquent aujourd’hui un droit à l’obscurité.

C’est ce que fait Razmig Keucheyan dans son dernier essai, les Besoins artificiels, qu’il vient de publier à la Découverte. Après La nature est un champ de bataille (la Découverte, 2014), le sociologue à l’université de Bordeaux prolonge ses réflexions avec la question du consumérisme : comment distinguer une lumière artificielle légitime d’un éclairage écologiquement néfaste ?

Face à l’épuisement des ressources naturelles, cette interrogation concerne tout ce que nous consommons (l’iPhone dernier cri, la dernière paire de Nike commandée sur Amazon…). Derrière l’acte d’achat, un enjeu politique global : comment questionner un système que la plupart des gouvernements défendent ?

La suite icihttps://www.liberation.fr/debats/2019/09/27/razmig-keucheyan-nous-avons-atteint-le-stade-supreme-du-consumerisme_1754067

1.10.19

Istacec

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