Nous n’avons pas besoin d’un plan de relance mais d’un plan de sortie




Le pic de l’épidémie de coronavirus n’a peut-être pas encore été atteint en Belgique que, déjà, les débats s’engagent sur la situation économique et son futur quand nous pourrons sortir de notre confinement. D’un peu partout montent les idées autour de la nécessité de  » plans de relance « , dans une société  » qui doit faire face à la récession « .


Au même moment, la crise sociale semble prendre de l’ampleur. Les pressions se font chaque jour de plus en plus fortes sur le personnel toujours au travail, essentiellement des femmes dans des métiers exposés, sous-payés. « Des sacrifices seront nécessaires » pourrait être d’ailleurs la prochaine phrase qui s’imposera dans les débats publics. Le « retour à la normale » l’imposera.

S’engager dans cette rhétorique d’un plan de relance pour revenir à la normale, et de tout ce qu’il sous-entend, reviendrait à dire que nous n’avons rien compris à ce qui nous arrive aujourd’hui.

Pour mieux comprendre pourquoi, revenons d’abord sur les causes de la pire crise sanitaire que vit l’humanité depuis un siècle.

La crise du coronavirus ne trouve pas son origine dans un comportement individuel punissable mais dans le fonctionnement d’une structure globale qui démontre à la fois sa grande fragilité et sa grande déconnexion des conséquences de ses actes. Il semble aujourd’hui établi que la destruction de la biodiversité crée les conditions pour que de nouveaux virus et maladies tels que Covid-19 se répandent. Les épidémies ayant pour origine une transmission de l’animal à l’homme sont en pleine croissance depuis ces trente dernières années. La mondialisation et la société de croissance contribuent à cette dégradation de nos espaces naturels. Les forêts tropicales reculent sous le poids des exploitations minières ou forestières. Le covid-19 trouve ainsi une de ses origines dans la perturbation profonde des écosystèmes pour des motifs d’accaparement et de commercialisation poussées de ses ressources. La détérioration de notre environnement renforce, en outre, la propagation des virus et autres infections. Le virus semble ainsi trouver un autre terrain favorable via l’air pollué, qui aide à sa diffusion. Si la crise actuelle n’a que peu de choses à avoir avec la crise climatique, elle est cependant connectée avec la manière dont nous considérons notre environnement et accélérons sa détérioration.

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14.04.20

Istacec

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