Nous nous apprêtons à subventionner davantage ceux qui polluent le plus




Nous nous soucions, légitimement, de l’environnement, mais nous nous apprêtons à subventionner davantage ceux qui polluent le plus. Après l’aviation, voici l’électricité.


Sortir du confinement, c’est aussi ne plus se confiner à ne parler que du confinement. Et car nous en avons besoin, parlons énergie. Décision remontant à 2003, nous allons sortir du nucléaire, et cela avec un rayon d’arguments : radioactivité des déchets, danger des centrales – des suites d’une erreur humaine, d’une catastrophe naturelle ou d’un attentat -, concentration du risque d’indisponibilité, dépendance dans l’approvisionnement en matière première et prix de revient non compétitif.

Le débat actuel tourne autour du « CRM » ou « mécanisme de rémunération de la capacité » par lequel des subventions sont versées pour voir apparaître de nouvelles unités de production d’électricité fonctionnant aux énergies fossiles, en compensation de l’arrêt du nucléaire. Le sujet n’agite pas les foules… mais il y va d’une possible subvention de plus de 900 millions d’euros par an, et cela pendant de très nombreuses années. On en ferait de belles choses, en santé ou en culture, avec un tel pactole ! C’est dire si l’enjeu est d’importance. La réflexion peut être structurée autour de deux questions.

La première est de savoir s’il est foncièrement raisonnable de dépenser tant d’argent pour de l’énergie hautement polluante.

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22.06.20

Istacec

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