Nous roulons encore le nez sur le guidon. A contre-sens



 

 



 

Cet aveuglement et cette lenteur à réagir n’affectent pas seulement la question de l’environnement. Combien de temps a-t-il fallu attendre pour que les gouvernements européens ou américains, bercés par la douce musique moderne d’Alain Minc ou de Thomas Friedman, entendent les ressentiments d’une partie de leur population à l’égard de la « globalisation malheureuse » ?

 



Des dizaines de milliers de citoyens, des jeunes enfin, ont prouvé ces dernières semaines qu’ils avaient pris la mesure des urgences particulières que nous accablent. Le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont des «urgences particulières », parce que contrairement aux autres crises, elles ne sont pas des étincelles de l’actualité, mais des feux qui couvent sourdement sous la tourbe et permettent, dès lors, tous les dénis et toutes les esquives.

Sans surprise, la réaction des « responsables » reste largement inadéquate et décalée. Sur la défensive. « Court-termisme », diront les esprits chagrins. Le monde politique, corseté dans ses échéances électorales, a généralement du mal à penser à long terme. Comme le monde boursier qui peine à regarder au-delà des bilans trimestriels des sociétés cotées. Comme les médias qui fonctionnent très souvent à l’immédiateté.
Et pourtant, les pouvoirs regardent bien à moyen et à long terme lorsqu’ils décident de grands travaux d’infrastructures ou de programmes d’équipements des forces armées. A l’instar des citoyens, qui empruntent sur trente ans pour acheter une maison ou cotisent pour une assurance pension.

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4.03.19

Istacec

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