Nouveau secrétaire d’Etat, vieilles recettes en politique migratoire ?



C’est une vraie déception d’entendre le tout nouveau secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration faire l’éloge de ses prédécesseurs et affirmer que sa politique migratoire se fera dans la continuité, en mettant l’accent sur la détention et les expulsions.


Plus de centres fermés, plus d’expulsions, des pistes juridiques pour aller chercher les sans-papiers chez leurs hébergeurs et hébergeuses.

On aurait pourtant aimé l’entendre insister sur les droits humains, à l’instar de l’accord de gouvernement qui leur fait la part belle (le terme « droits humains » y est repris à neuf reprises).

Les droits fondamentaux ne sont pas uniquement de belles paroles sur du papier. Pour être autre chose qu’un mantra ou une ritournelle, ces droits doivent être effectifs. Or, le respect de ces droits est incompatible avec la continuité d’une politique migratoire qui a valu à l’Etat belge bon nombre de condamnations tant par les juridictions belges que par la Cour européenne des droits de l’homme.

Fedasil a reçu mille condamnations pour défaut d’accueil cette année, après avoir laissé des demandeurs d’asile à la rue.

L’Etat belge a été condamné pour violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme par le Conseil du Contentieux des Etrangers pour avoir voulu expulser des demandeurs et demandeuses d’asile, sans examen de leur demande, vers des pays comme l’Erythrée ou le Soudan.

La suite ici :Nouveau secrétaire d’Etat, vieilles recettes en politique migratoire ? (carte blanche)

8.10.20

Istacec

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