« On rencontre peu de tentatives d’agrégation des intérêts des classes populaires »


populaires

Les groupes populaires ont  eu accès à des pratiques qui étaient autrefois l’apanage de groupes plus favorisés. Néanmoins, ces forces qui ont poussé à une intégration culturelle plus avancée ont été battues en brèche par la précarisation de pans entiers du marché du travail, par les restructurations industrielles ou encore par la (ou plutôt les) crise(s) du logement qui les pénalisent fortement. 


Le pluriel est utilisé pour la notion de « classes populaires » dans la mesure où les classes populaires sont hétérogènes et l’ouvrage s’attache à montrer comment de petites différences entre individus à l’intérieur d’un groupe social produit de fait de grands effets.

Penser les classes populaires au pluriel, c’est se donner le moyen de penser ensemble les caractéristiques partagées de ce groupe social et leurs différenciations internes notamment entre les fractions les plus stables des ouvriers et employées, qui partagent un ensemble de pratiques avec les petites classes moyennes, les fractions plus instables du salariat et les fractions plus basses hors du salariat.

Utiliser le pluriel renvoie aussi à l’idée que contrairement au moment de l’histoire où le groupe ouvrier a pu faire l’objet d’un travail d’unification, notamment par des organisations syndicales et partisanes, on rencontre peu aujourd’hui, dans l’espace public, de tentatives d’agrégation des intérêts de ces fractions de classe dans un discours commun. De ce point de vue, les Gilets jaunes peuvent représenter une inversion de tendance, même s’il est difficile de se prononcer de manière immédiate.

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1.02.19

Istacec

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