Où est le capitalisme d’antan ? 



N’est-il pas temps aujourd’hui de rendre un peu à cette classe moyenne ce qui lui revient, ne serait-ce que pour des motifs égoïstes et intéressés, car c’est de son seul rétablissement que les entreprises – et donc l’économie – pourront bénéficier de prospérité sur le long terme ? L’urgence serait de redéfinir aujourd’hui un nouveau contrat social.



Pourquoi avons-nous oublié Henry Ford et sa sagesse alors que notre contexte actuel de croissance irrégulière – voire inexistante – impose d’appliquer ses recettes ? Souvenons-nous en effet de sa décision révolutionnaire de 1914 qui consistait à payer ses ouvriers le salaire sans précédent de 5 dollars par jour. Il n’était certes pas (seulement) mû par une volonté de justice sociale car, et de l’aveu même de Ford, des revenus élevés garantiraient une croissance stable et étaient, en conséquence, bons pour les affaires.

C’est ainsi que des salaires modiques sont promoteurs d’incertitude et de ralentissement économique tandis que l’inverse stabilise les entreprises qui fidélisent ainsi leurs salariés devenant à leur tour de bons clients… Henry Ford fut ainsi un pionnier de ce « cercle vertueux de la croissance » qui devait présider à l’avènement de la gigantesque classe moyenne américaine constituée de travailleurs très correctement rémunérés. C’est-à-dire de consommateurs en puissance avec, à la clé, des effets bénéfiques pour l’ensemble des acteurs économiques, et donc de l’emploi.

La suite ici : Où est le capitalisme d’antan ? – Michel Santi

9.02.19

Istacec

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