Où va la gauche radicale européenne?


gauche radicale européenne

D’une part un pôle « à la Lefort », du nom de ce philosophe qui voyait dans le peuple un « non-pouvoir », une puissance rappelant sans cesse aux gouvernants qu’il ne faut pas l’opprimer. D’autre part un pôle « à la Castoriadis », du nom de ce philosophe qui pariait sur le pouvoir instituant du peuple et sur ses capacités d’autogouvernement.


La France insoumise dans ce pays, Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, diverses formations rouges-vertes ailleurs en Europe… Le tableau est encore impressionniste mais on ne peut plus dire qu’il est incohérent. Ces forces, qui ont surgi en quelques années à peine, présentent un « air de famille ». Pour le comprendre, il faut recourir à une analyse « historico-conflictuelle » de ces partis, les envisager comme les agents mobilisateurs et médiateurs de groupes sociaux dont ils défendent les intérêts et les valeurs au sein de nos régimes représentatifs.

Il y a quelques années, l’avenir de la gauche de transformation sociale semblait inexistant. En 2001, le sociologue Seymour M. Lipset avait diagnostiqué « l’américanisation » de la gauche européenne. Les États-Unis, où le socialisme partisan n’avait jamais percé, ne représentaient plus une anomalie dans les démocraties consolidées. On pouvait y voir l’avenir des systèmes de partis à l’européenne, appelés à une bipolarisation croissante entre deux blocs de centre droit et de centre gauche, dont l’idéologie et les politiques publiques se distingueraient toujours moins, sinon sur des enjeux culturels plutôt qu’économiques.
La suite ici : Où va la gauche radicale européenne ? – Fragments sur les Temps Présents

5.09.17

Ana

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