« Ne mettons pas le Brexit sur le compte de l’insularité britannique », Robert McLiam Wilson


insularité britannique

« Dans les jours à venir, on va beaucoup entendre que c’est un résultat xénophobe et nationaliste. Sûr que l’ombre des sombres nuages de la crise des migrants actuelle a pesé sur les discours de campagne. Mais la réponse de la gauche aux inquiétudes des électeurs sur le sujet a été d’une inadéquation confinant au suicide. L’immigration – son impact sur votre région, vos services, vos emplois – vous inquiète ? Vous êtes raciste. »


Malgré l’aplomb des sondages et des militants, les électeurs britanniques ont choisi de sortir de l’Union européenne (UE). Les élites ne sont pas seulement surprises – elles sont interloquées, quasi offensées.

L’Ecosse, qui a voté massivement « Remain », se trouve dans une situation constitutionnelle épineuse, après avoir décidé, de justesse, de rester rattachée au Royaume-Uni en 2015. Le Scottish National Party (SNP), force confiante et dynamique, va être tenté d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance. Parce qu’un Royaume-Uni qui ne fait plus partie de l’UE, ça change complètement la donne. Ça change les lois de la gravité politique. Définitivement.

À tel point que pour la première fois de ma vie de Nord-Irlandais, me voilà d’accord avec l’étroit et nationaliste Sinn Fein (« Nous-Mêmes », branche politique de l’IRA) qui a aussitôt déclaré : « Le gouvernement britannique a perdu toute légitimité de représentation des intérêts politiques et économiques du peuple d’Irlande du Nord. » Ça me fait mal de le dire, mais ils ont raison.

La suite de cet article de l’écrivain et journaliste nord-irlandais Robert McLiam Wilson ici : « Ne mettons pas le “Brexit” sur le compte de l’insularité britannique »

26 06 16

Ana

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.