François Burgat: « Il ne s’agit pas de combattre les jihadistes mais d’arrêter de les fabriquer »


jihadistes

« La référence islamiste possède en effet à mes yeux une force de mobilisation qui excède sa dimension strictement religieuse. Elle tient à son caractère endogène. Ce n’est pas une importation coloniale. Face à un Occident qui est plus déchristianisé que chrétien, la réintroduction du sacré résonne comme une dimension supplémentaire de la réaffirmation identitaire. »


Dans son dernier ouvrage, le politologue revient sur sa vision de l’islam politique comme une réaction identitaire à la domination coloniale. Pour lui, la radicalisation de certains jeunes est le résultat d’un refus de l’altérité islamique au sein de la société.

Avant d’être chercheur, François Burgat a été routard. Pendant plus de vingt ans, il a parcouru le monde arabe, de l’Algérie à la Syrie en passant par la Tunisie, le Yémen, la Libye, l’Égypte et la Palestine. C’est cette pratique du terrain qui éclaire d’une manière différente le débat sur les causes du jihadisme, monopolisé par Gilles Kepel et Olivier Roy. Dans Comprendre l’islam politique (la Découverte), François Burgat analyse l’altérité islamiste à la lumière de la colonisation qui a alimenté frustrations, radicalisation et terrorisme. Une pierre dans le jardin des Occidentaux.

La suite ici : François Burgat: «Il ne s’agit pas de combattre les jihadistes mais d’arrêter de les fabriquer» – Libération

8.11.16



Istacec

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