Il ne faut pas « libérer les données ». Il faut se libérer par les données.


libérer les données

Lorsqu’un bateau faisait naufrage ou qu’un homme se faisait abattre par des gardes-frontières, c’était une anecdote. Avec des statistiques, ces morts peuvent être contextualisés. Ils ne sont plus des anecdotes, mais font partie d’un tout concret et mesurable. Et c’est parce qu’il est mesurable qu’il peut être l’objet d’une politique publique.


J’ai écrit cet essai pour mon intervention au Datarama de Nantes, le 20 septembre 2017, sur le thème des données et de l’éthique. C’est une adaptation d’une présentation de 2016 intitulée ‘Free your data’ is over. Now, we need data to be free.

“Libérer les données”, c’était le slogan des activistes de l’open data, les données ouvertes. Pour eux, l’administration devrait mettre à disposition ses données afin que l’on puisse les réutiliser. Mais réutiliser les statistiques de l’administration, c’est se plier à sa vision du monde. Pour pouvoir penser librement, il faut surtout créer ses propres données et mesurer le monde comme on le conçoit. Il faut se libérer par les données.
La suite ici : Il ne faut pas ‘libérer les données’. Il faut se libérer par les données. – Nicolas Kayser-Bril

9.10.17

Ana

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