Piñera, (in)digne héritier de Pinochet








Berceau et modèle de la globalisation néolibérale, le Chili doit être pensé comme un cas annonciateur des mutations politiques et sociales mondiales.




Les investisseurs du monde entier et autres spécialistes du risque-pays le savent : le Chili est une valeur sûre. Depuis le «miracle économique» des années 70-80, enclenché par l’arrivée de jeunes économistes formés à l’université de Chicago dans l’entourage du général Pinochet, la «bonne gouvernance» n’y a pas connu d’écart majeur.

Terrorisés par l’hypothèse d’un retour des militaires après une transition qui leur avait laissé des prérogatives exorbitantes, les démocrates-chrétiens au pouvoir dans les années 90 respectèrent les règles cardinales de la potion monétariste qui avaient transformé le Chili en un espace de croissance durable, épargné par le chômage de masse, alors que le Premier Monde sombrait dans une crise interminable au lendemain du choc pétrolier de 1973.

Strict contrôle de l’inflation afin de stabiliser les variations monétaires, baisse des dépenses publiques pour contrôler le déficit budgétaire, privatisations et réduction drastique des attributions de l’Etat : telles sont les lignes directrices de la politique économique, statufiées par ledit «consensus de Washington», qui se sont perpétuées à Santiago depuis presque un demi-siècle et ont achevé de convaincre les institutions internationales que le keynésianisme avait fait long feu.

La suite ici : https://www.liberation.fr/debats/2019/10/24/pinera-indigne-heritier-de-pinochet_1759555

28.10.19

Istacec

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