Plan Trump : Une certaine « vision de l’Apocalypse »



 

 


Contrairement à toutes les projections réalistes fondées sur le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi qu’à rebours de toutes les précédentes ébauches de plan de paix, l’État de Palestine ne serait pas créé à côté de l’État d’Israël, mais à l’intérieur du territoire souverain israélien.

 

 


C’est en grande pompe que le président américain Donald Trump a présenté sa « vision de la paix », en présence du seul Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou. Les représentants palestiniens n’étaient pas conviés à la présentation d’un plan à l’élaboration duquel l’administration américaine n’avait pas jugé bon de les associer. Au propre comme au figuré, les Palestiniens n’étaient pas à la fête. Et, si ce plan devait réellement être mis en application, ils ne risquent pas de l’être de sitôt.

Que propose ce plan et pourquoi suscite-t-il, au choix, tant de haine ou tant d’humour noir ? Grande nouvelle, une administration américaine républicaine et, surtout, le parti israélien de droite nationaliste Likoud proposent en chœur la création d’un État palestinien. Dans le chef de Binyamin Netanyahou, cette approche pourrait apparaître comme une révolution copernicienne, sauf que le contenu du « deal du siècle » ressemble à s’y méprendre au discours prononcé au printemps 2009 par le Premier ministre israélien devant l’université Bar-Ilan [2], pépinière intellectuelle du nationalisme religieux israélien.

Contrairement à toutes les projections réalistes fondées sur le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi qu’à rebours de toutes les précédentes ébauches de plan de paix, l’État de Palestine ne serait pas créé à côté de l’État d’Israël, mais à l’intérieur du territoire souverain israélien. Établi sur quelque 60% de la Cisjordanie occupée (et sur l’intégralité de la bande de Gaza), cet État serait amputé, en Cisjordanie, de 40% de territoires annexés à l’État juif, dont les zones stratégiques (car frontalières de la Jordanie jordano-palestinienne) que sont le versant occidental de la Vallée du Jourdain et le nord de la mer Morte.

En d’autres termes, constitué de multiples portions reliées par des tunnels et des viaducs, voire augmenté de quelques territoires d’Israël majoritairement habités par des citoyens arabes israéliens, l’État de Palestine ne disposerait d’aucune frontière extérieure et serait une enclave objectivement non souveraine à l’intérieur d’un Israël seul souverain de la Méditerranée au Jourdain.

La suite ici :https://www.revuenouvelle.be/Plan-Trump-Une-certaine-vision-de-l-Apocalypse

12.02.20

Istacec

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