Pologne: quand les nationalistes au pouvoir veulent réécrire l’Histoire


réécrire l'Histoire

Pour être tout à fait sûr de tenir l’avenir, les populistes, sitôt qu’ils arrivent au pouvoir, n’aiment rien tant que contrôler le passé. On le constate ces jours-ci en Pologne, avec la bataille qu’ils viennent de remporter autour du sujet, ô combien sensible, de la mémoire et de l’étude de la Seconde Guerre mondiale.


En 2008, le très pro-européen Donald Tusk, alors Premier ministre, avait lancé l’idée d’un musée ambitieux qui servirait à raconter l’histoire de la Pologne – et plus généralement de la partie orientale du continent – durant cette sombre période mais en n’oubliant jamais de la replacer dans un cadre global et européen. Quel meilleur endroit pour abriter ce projet que Gdansk, là où, le 1er septembre 1939, les hostilités ont commencé avec l’attaque allemande sur une ville qui s’appelait encore Danzig ?

Seulement, dès leur arrivée au pouvoir à Varsovie, il y a deux ans, les identitaires catholiques du PIS, estimant sans doute que ce projet historique était bien trop délicat pour le laisser à de bons historiens, n’ont eu de cesse de vouloir le reprendre en main pour y placer leurs hommes et y faire triompher leur seule vision de l’histoire : celle du nationalisme étroit, d’une Pologne forcément héroïque et martyre et totalement coupée du reste de l’histoire du monde, et particulièrement de l’Europe.
La suite ici : Pologne : quand les nationalistes au pouvoir veulent réécrire l’Histoire – L’Obs

31.01.17

Istacec

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